Equinox Pro


 Nombre de messages: 392 Age: 16 Puf: InPass (c) Sexe du cheval: Féminin Célibataire ?: Question réthorique. Date d'inscription: 04/11/2008
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 | Sujet: Et que d'étoiles. ( Privé ) Ven 6 Nov 2009 - 20:48 | |
| R O M E O A N D J U L I E T . Réservé à Moorwen.
Mélancolique, seule, la jument hémit un bref hennissement, plus plaintif qu'autre chose. Elle détestait la solitude, elle avait été trop souvent seule. Les yeux mi-clos, en quête déséspérée d'un peu de compagnie, elle avait, veinement, cherchée. Jusqu'à s'être retrouver dans le noir, le noir complète. La nuit était tombée brusquement. Elle avait engloutit la silhouette fonçée de la jument, jusqu'à la faire presque disparaître. Au moins serait-elle plus en sécurité. Elle roula nerveusement des yeux, se rappellant toute ses nuits ou elle avait supplier que quelqu'un vienne la chercher, vienne la chercher. Que quelqu'un l'enlève de cette vie affreuse, qu'elle n'avait pas mériter. Que personne n'avait mériter. Lorsque, soudainement, elle remarqua qu'elle n'était pas tout à fait invisible. Les étoiles, qui éclairaient le ciel, étaient si brillantes qu'à elles toutes, elles formaient la même lumière qu'un soleil. La jument, enchantée par ce spectacle si peux commun, resta pendant de longue minute a admirer cela. Silencieuse, comme a son habitude, elle attrapa une touffe d'herbe, l'a mâcha lentement et l'avala, sentant la boule mastiquée traverser son encolure. Elle soupira et lentement, repris sa marche. Le silence était presque complet. Presque. Un bruit de pas, plus proche qu'elle l'aurait voulu, se fit entendre. Fuir ? Surtout pas. Elle resta immobile au milieu de cette plaine aux milles étoiles, muette et tremblante de peur. Aucun mot ne sortait de sa bouche. Elle aurait voulu crier, hurler un " il y a quelqu'un " si fort qu'elle aurait effrayé le cheval qui était là, et qu'elle aurait pu s'enfuir. Faisant tourner ses méninges pour détaler si un danger était présent, elle ne se rendit pas compte qu'il fonçait droit sur elle. ______________________ EQUINOX ; J'aimerais bien te raser les cheveux, voir l'allure que ça te fait.  |
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Moorwen Philosophe reconnu


 Nombre de messages: 896 Age: 18 Puf: Jackspirit Sexe du cheval: Étalon Célibataire ?: no comment... Date d'inscription: 07/05/2006
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 | Sujet: Re: Et que d'étoiles. ( Privé ) Dim 8 Nov 2009 - 0:08 | |
| Il détestait le trop plein de compagnie. Il n'avait été que trop sollicité aujourd'hui et vaquer de terres en terres pour aider les uns ou les autres le rendait exécrable. Bien qu'il fut surtout très fatigué. L'entier s'avançait, les muscle roulant docilement sous sa peau encore chaude de la course à peine terminée, ne prêtant pas attention aux décors changeants, aux lieux différents. Si bien qu'il arrivait en ces lieux sans même s'en rendre compte. Il tourna la tête vers les cieux. Le ciel d'un noir d'encre et éclairé par toutes ses étoiles élégantes et raffinées, sembla éveiller en Moorwen quelque peu sa conscience. Conscience d'être sur les terres ensommeillées. Conscience peu à peu d'être dans un lieu où il devait doubler de vigilance pour voir où il mettait les sabots. Sa tête revint se mettre dans le prolongement de son corps, son encolure reprit le balancement houleux et nonchalant rythmé par son pas. Il repartait.
Il avançait sans avancer, regardait sans regarder, et n'écoutait même plus le son de la nuit. Il lui avait pourtant semblé en arrivant d'avoir entendu un hennissement, mais la fatigue liée à l'humeur morose l'avait contraint à juger ce hennissement pour une hallucination auditive. Autant l'avouer il avançait en dormant. Il somnolait, rêvait, s'endormait, s'éveillait, s'assoupissait et roupillait presque vraiment, tout en marchant. Tout être vivant dort, même les plus téméraires, même les dominants. Mais pas lui. Il ne dort pas, n'arrive pas à dormir. Fermer les yeux le condamnait à rêver, rêver le condamnait à cauchemarder, et ce dernier qui arrivait sitôt qu'il s'endormait, le réveillait toujours. Il entrait en des cycles d'insomnies, et se retrouvait parfois à dormir comme maintenant, par petites tranchées, aussi imprudentes soient-elles.
Il ne reprit ses esprits que bien trop tard. Ses prunelles charbonneuses, faiblement voilées par son toupet, s'étaient posées sur l'horizon.. Un air plus éveillé prônait le visage du grand bai. Une petite touche de vivacité venait d'irradier son allure. Le paysage était sombre, le sol était presque noir, marbré d'un gris plus ou moins foncé, suivant la courbe de la brindille d'herbe et de l'éclairage des étoiles. Le ciel quand à lui était sombre, d'un noir pur pigmenté par ces petites taches blanches qui illuminait les lieux, d'une ambiance romantique à souhait. Ses oreilles se couchèrent... romantique à souhait... ce qu'il ne fallait pas entendre. Il avait alors reprit ses esprits que bien trop tard, car elle noire de jais se fondait parfaitement dans le décors aux yeux de notre dominant. Parce qu'il était trop éreinté pour prêter attention à l'odeur parfumée de cette inconnue, et parce que s'il n'avait jamais eut cette déficience oculaire ce ne serait jamais arrivé... Il lui rentra dedans.
Était-elle subjuguée par la voute céleste, éprit de ses pensées ou de la fatigue pour ne pas s'être décalée au dernier moment ? -Penser qu'elle avait le même handicap que lui serait véritablement absurde.- N'importe qui -aux aguets- l'aurait vu arriver, sauf si perdu dans le méandre de ses réflexions elle en avait perdu tous ses sens. Mais qu'importe la raison, le large poitrail du bai rencontra la douce chaleur de la peau noire de la jument. Ce simple contact inhabituel irradia les muscles de M. Comme un aveugle sentant les choses aisément par le toucher, ce simple contact, cette simple légère bousculade, eut don de crisper ses muscles et de le faire reculer. Ça n'aurait pas été lui, que n'importe qui aurait pu faire un bond de surprise -à croire que ça lui arrivait souvent, de rentrer dans les autres-. Maintenant à deux pas de l'inconnue, il se redressa et plissa les yeux. Saleté d'obscurité. Il ne la voyait pas distinctement, ne discernant que quelques formes voluptueuses de son corps par les jeux de lumière des étoiles et de la lune. Il était quelque peu frustré, de ne pouvoir la voir entièrement. Un raclement de gorge de fit entendre et d'une voix rauque qui semblait cacher milles injures et râlements il déclara simplement -presque dit en serrant les dents- ▬ excusez moi, je ne vous avez pas vu. d'un ton tel que l'on aurait pu penser que dire cette phrase était presque d'ordinaire proscrit chez lui.______________________ C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut.
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